Romorantin-Lanthenay

Romorantin en vidéo

Romorantin en chiffres

Population : 17638 habitants
(Recensement de la population INSEE – Populations légales en vigueur à compter du 1er janvier 2014)
Superficie : 4 531 hectares
Voirie : 220 kilomètres
Altitude : 88 mètres

Structures multi accueil et établissements scolaires

2 structures multi-accueil pour la petite enfance
6 écoles maternelles publiques et 1 privée
6 écoles primaires publiques et 1 privée
2 collèges publics et 1 privé
2 lycées dont 1 professionnel

Associations

125 associations + 39 associations sportives
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Equipements culturels

1 auditorium
1 centre culturel « Espace Pyramide »
1 école municipale de musique
1 cinéma CVL palace
1 maison des jeunes et de la culture
1 médiathèque « Jacques Thyraud »
1 musée de Sologne
1 musée d’Archéologie « le Carroir Doré »
1 musée « Espace Automobiles Matra »

Equipements sportifs

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Romorantin en Histoire

La ville de Romorantin-Lanthenay est la sous préfecture du Loir et Cher et la Capitale de la Sologne, c’est une ville ancienne dont le passé n’est pas complètement connu. La fusion de Romorantin et de Lanthenay date du 28 mai 1961.

La cité médiévale

La première trace écrite de Romorantin n’apparaît qu’à la fin du XIIème siècle. Possession des Comtes de Blois, la ville obtient une charte de franchise en 1196. Des fortifications s’élèvent sur la rive droite. La « Grosse Tour » (château fort de la ville) subira l’assaut des anglais en 1356. A la fin du XVème siècle, sous la protection des Comtes d’Angoulême, et plus précisément de Jean d’Angoulême (grand-père de François 1er), la ville s’agrandit. Le pont est déplacé en amont et de nouvelles murailles protègent la ville au nord et Jean d’Angoulême attaché à la ville décide la construction d’un nouveau château à l’ouest sur les rives de la Sauldre.

François 1er et Léonard de Vinci

Le roi a des projets grandioses pour Romorantin. L’inconfort de la demeure familiale, l’insuffisance de ses logements pour une cour brillante, le goût du faste de François 1er, l’amènent à souhaiter en ce lieu qu’il aime, un château aux mesures du roi qu’il est devenu. Il demande à Léonard de Vinci dont le génie le fascine et qui vit alors au Clos Lucé à Amboise de concevoir une ville nouvelle et une résidence royale sur les bords de la Sauldre. Après une étude des lieux, Léonard de Vinci dessine les plans d’un gigantesque palais à cheval sur les deux rives de la Sauldre, à l’ouest du château des Comtes d’Angoulême. Il conçoit aussi un grand programme de travaux hydrauliques.
Malheureusement, ce projet ne sera pas réalisé à la mort de Léonard de Vinci. Le roi se tourne alors vers Chambord. La fin du XVIème siècle sera assombrie par les guerres de religion et suite à une épidémie de peste, les successeurs de François 1er délaisseront le château, partiellement détruit et largement défiguré.

L’Hôtel Saint Pol

Cet hôtel particulier fut construit sous le règne de Louis XII dont l’emblême, le porc-épic, orne la façade. C’est à cet endroit qu’en 1521, le jour de la fête des rois, François 1er reçut accidentellement un tison enflammé et fut ainsi contraint de se laisser pousser la barbe pour dissimuler sa cicatrice.

L’âge d’or de la Renaissance

Au cours de l’année 1499, Louise de Savoie, veuve de Charles d’Angoulême accueillera dans son château Louis XII et Anne de Bretagne fuyant la peste à Blois. Pendant ce séjour, le 13 octobre, la reine mettra au monde une fille prénommée Claude, qui épousera François d’Angoulême, le futur roi François 1er. Il semble que le couple royal, parmi toutes les résidences qui s’offraient à son choix, ait eu une prédilection pour Romorantin, ville commune à chacun des époux, à des titres différents. Dans un édit de 1515, le roi rappelle que c’est à cet endroit que « sa bien aimée compagne la reine a pris sa nativité, génération et nourriture… ».

Le château

De la demeure construite vers 1448 par Jean de Valois, Comte d’Angoulême, aïeul de François 1er, il ne subsiste aujourd’hui que le donjon de la tour sud-est face à la rivière Sauldre ainsi que la « Tour de Prison », au nord-est. Cette partie, la plus ancienne de l’édifice, est intégrée dans l’enceinte de la ville aux XIIème et XIIIème siècles.
Après les fastes de la cour de la Renaissance, marquée par le mariage du futur François 1er avec Claude de France, fille d’Anne de Bretagne et de Louis XII, cette demeure est délaissée par les successeurs des Valois et subit des destructions importantes. Occupé depuis deux siècles par l’administration, le château abrite aujourd’hui la sous-préfecture.

L’évolution du centre drapier

Sous Louis XIV, les manufactures de drap sont prospères, mais la fin du XVIIIème siècle est difficile. Le déclin économique s’aggrave. Le XIXème siècle voit disparaître les vestiges des fortifications médiévales. La manufacture Normant prend son essor. Au début de ce siècle, Romorantin est une ville ouvrière, tandis que les habitants de Lanthenay, la commune voisine, sont vignerons et agriculteurs. La fusion des deux communes en 1961, permet à la ville de se développer.